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Message : Journée Nationale Justice et PaixCap-Haïtien A l’occasion de la journée nationale Justice et Paix, la commission Diocésaine Justice et Paix du Cap-Haïtien, lance un vibrant appel à l’homme haïtien pour se réconcilier avec lui-même. Jésus, chaque instant de la vie, travaille à la réconsiliation de l’homme avec lui-même. Au commencement, avant la chute, l’homme avait de très bonnes relations avec lui-même, avec Dieu, avec son semblable, avec les forces de la nature. L’homme était donc sûr de lui-même, un adorateur, un frère, un technicien. Après le péché de la désobéissance d’Adam, toutes ces bonnes relations se sont dégradées. L’homme a honte de lui-même, il ne veut plus marcher nu. Il se cache en entendant les pas de Dieu dans le jardin. L’homme n’est plus un adorateur. Caïn tue Abel ; l’homme n’est plus un frère. C’est à force de peine qu’il devra tirer subsistance de la nature, l’homme n’est plus un technicien. Au milieu de toutes ces confusions, vers l’an 750 de la fondation de Rome, un petit Bébé naquit dans une étable à Bethléem, Jésus. Homme comme tout homme ; Verbe fait chair 2e personne de la sainte Trinité, Dieu à l’égal du Père et du Saint Esprit ; il réunit dans sa personne la nature humaine offenssante et la nature divine offensée. Dans la plénitude des temps, Dieu envoya son fils né d’une femme afin de nous racheter et de nous conférer l’adoption filiale « Gal 4 : 4-5 » « Jésus de condition divine qu’il était, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, mais il s’anéantit lui-même, prenant la condition d’esclave, et devenant semblable aux hommes, Phil 2 : 6-8. Aussi nous réconcilie t-il avec nous-mêmes, avec Dieu son père, avec les autres hommes nos frères et avec les forces de la nature. L’homme haïtien réconcilie avec lui-même devient un adorateur, un frère, un technicien. Il lui reste aussi à se réconcilier avec son histoire. L’homme haïtien doit être fer de son histoire. Il doit assumer son histoire. Il ne doit pas avoir honte de son passé esclavagiste, mais il doit le transcender, se souvenant de Bois Caïman, de l’insurrection des esclaves en 1791 et surtout de l’affranchissement général du 29 août 1793 proclamé par le représentant de la métropole, Sonthonax sous la pression de dix mille noirs esclaves. L’affaire ne resta pas seulement à St-Domingue trois émissaires partient de la ville du Cap pour approter en France le procès-verbal de cet évènement à jamais mémorable dans l’histoire glorieuse d’haïtie ; un blanc, un mulâtre, un noir. Ils arrivèrent en France le 3 février 1794 et le 4 février 1794, ils furent admis à la Convention. Et sur demande du député Noir, maximilien de Robespierre décréta l’abolition de l’esclavage dans toutes les colonies françaises. Nos ancêtres ont donné une leçon au monde entier. Ils frent comprendre à l’univers entier que l’esclavage est inhumain. Ils ont lutté victorieusement pour la promotion des droits humains fondamentaux de la personne humaine à savoir la dignité et la liberté. A l’époque, les grandes puissances qui se disaient civilisées « se livraient au trafic honteux de l’homme foulant ainsi le principe fondamental de la dignité humaine ». L’homme haïtien doit être de la bataille de vertières où les ancêtres, les sublimes va-nu-pieds firent mordre la poussière à ces cohortes françaises, vétérans des guerres napoléoniennes. « Ils ont fui comme des lapins. » Sous les coups de canons de nos héros laissant cette terre aux Ancêtres noirs qui l’ont cultivée et arrosée de leur sueur. La tourmente de la France colonisatrice ne finit pas là. Pendant que les Haïtiens célébraient en liesse le cent cinquantenaire de l’Indépendance en 1954, les français ont du abandonner Dien Bien Phu (Vietnam) « fuyant comme des lapins » devant les soldats de Ho-Chi-Minh et du général Giap. L’homme haïtien doit être fier d’être citoyen de la première république noire du nouveau-monde, par suite de la proclamation de l’indépendance d’Haïti le 1er janvier 1804. Fait sans précédent c’est l’unique fois qu’un groupe d’esclaves noirs s’est révolté et a crée une nation souveraine. L’homme haïtien a donc fait savoir au monde entier qu’il n’était pas un sous-homme et qu’il pouvait traiter d’égal à égal avec n’importe qui inaugurant ainsi un nouvel ordre social qui abroge le principe de l’infériorité de la race noire. L’homme haïtien doit-être fier de ce que Haïti fut une puissance qui vers 1815 participa à l’émancipation de la grande Colombie tout comme dans les années 1970, URSS contribua à l’émancipation des pays africains lusophones, Angola, Mozambique, Cap-Vert. Lorsque le blanc espagnol Simon Bolivar avait besoin d’aide pour son mouvement indépendantiste, c’est vers le nègre Haïtien Pétion qu’il se tourna. Le président Pétion l’accueillit chaleureusement et lui fournit l’aide nécessaire. Et il réussit. Lorsque le Libertador demanda à Pétion ce qu’il pouvait lui offrir en retour, Pétion d’un geste magnanime lui répondit « partout où vos armes sont victorieuses, libérez les esclaves. Où, sur la palnète terre, à cette époque, pouvait on trouver une telle grandeur un etelle noblesse de Coeur? L’homme haïtien doit être fier de ce que, vers 1890, Haïti des boat-people Syro Libanais venant du moyen-Orient et persécutés pour leur foi religieuse. La terre haïtienne ouvrit son sein pour les accueillir. Et aujord’hui leurs arrière petit-fils nous donnent des leçons dur l’épargne, le commerce et la solidarité. En 1962, lorsque le gouvernement de Congokinshasa cherchait des professeurs pour l’éducation et la formation de ces citoyens, c’est vers Haïti qu’il se tourna. Ils exécutèrent leur tache avec brio. Et aujourd’hui encore, les témoignages des congolais abondent sur la fierté et la compétence des Haïtiens. En 1986, fatiguées d’une dictature vieille de 29 ans, toutes les couches sociales du pays conjuguèrent leurs forces pour « libérer » Haïti. Une fois de plus, nous avons expérimenté l’efficacité de l’union qui fait la force. Et à cette occasion, un mot déchoukaj, une expression « rache manyok » firent le tour du monde dans toutes les langues. Il reste à l’homme haïtien de se mettre à la hauteur, à la dimension des Ancêtres pour poursuivre l’œuvre de la régénération d’Haïti. Tirant des leçons de l’histoire il y cherche des raisons de vivre et des motifs d’espérer. Le bon modèle du passé, c’est le miracle unioniste d’octobre 1802 réalisé par les mulâtres et les noirs représentés respectivement par Pétion et Dessalines. Cette uninon, quoique opérée sous l’empire de la politique de terreur inaugurée par Leclerc et poursuivie par Rochambeau, nous enseigne que la force d’un pays ne réside pas dans la quantité et la qualtité des armes, mais plutôt dans l’union de ses habitants. Qui aurait cru que URSS, état le mieux armé du monde en 1989 pouvait se désagréger ? En 1948, Albanie et Yougoslavie ont rompu avec URSS. Et ni Staline, ni Kroutchev n’a pu avoir raison d’Elles car le Albanais étaient bien unis autour de leur leader Enver Hodja. Et les Yougoslaves quoiques composés de plusieurs nations étaient bien soudés autour de leur leader le maréchal Jozip Bros Tito. L’homme haïtien se laisse provoqué par le passé pour vivre un agréable présent et préparer un avenir qui le convoque. L’avenir proche qui le convoque, ce sont les élections de 2005 où son choix doit être rationnel plutôt qu’émotionnel. Les populistes et les démagogues ont déjà fait leurs preuves. Après deux cents ans d’indépendance, la raison doit prendre le pas sur le cœur, ce qui permettre à l’homme haïtien de choisir de bons gestionnaires, de bons administrateurs pour orienter et réorienter le pays avec sérieux, compétence et amour. Voilà la tâche attend l’homme haïtien d’aujourd’hui, sujet de son histoire. Le fanatisme, la violence verbale et physique, voilà nos ennemis. Ajoutez l’indiscipline et le manque de planification. Ce sont autant d’écueils entravant notre avancement et qu’il faut esquiver, sinon briser pour, à moyen et à long terme, préparer cet avenir sur la base d’un nouveau système éducatif qui motive l’homme haïtien à aimer charnellement son pays et non à le fuir pour aller grossir le nombre des cadres déjà pléthoriques de l’Amérique du Nord. Si Haïti est le seul PMA de cet hémisphère, c’est par la volonté de nos dirigeants et mentalité arriérée de nos masses. Fort de cette histoire glorieuse, l’homme haïtien n’est pas le dernier au monde. Il a apporté sa contribution à la marche de l’histoire universelle. Il n’a rien à envier, en tant qu’être civilisé aux puissances les plus avancées. Que l’Homme, haïtien se réconcilie avec lui-même, avec son histoire pour réconcilier Haïti avec Haïti ! |
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Se chans pou moun ki grangou ak swaf sa ki kòrèk
Se chans pou moun k ap travay pou moun viv ak kè poze !! |